Le poids des souvenirs ordinaires
Le poids des souvenirs ordinaires Il n’y a pas que les drames qui nous brisent.Il y a les choses minuscules qui s’effacent sans bruit. La vie ne nous quitte pas toujours dans un fracas. Elle se retire parfois à pas feutrés, en emportant avec elle des gestes si simples que nous ne les avions jamais regardés en face. Une lumière de fin d’après-midi sur le mur du salon. Une main posée distraitement sur une épaule. Un “tu rentres à quelle heure ?” lancé depuis la cuisine. Des mots sans emphase, des instants sans solennité — et pourtant c’est là que battait le cœur du monde. On ne pleure pas tout de suite ces choses-là. On continue. On avance. On fait…
